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La question de l'homéopathie est abordée par le magnétiseur

  • 17 mai
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : 18 mai

Un virage historique et personnel

En 2006, j'ai choisi de cesser mes consultations d'homéopathie, notamment pour des raisons d'encadrement et de prise en charge. C'était une période charnière : dès 2005, la communication des laboratoires hors du cadre médical strict a été fortement restreinte et, en 2006, les délégués de laboratoires ne pouvaient plus exercer la visite médicale comme avant. La sanction était de leur supprimer leur carte professionnelle.

Aujourd'hui, le paysage a changé. Le consensus scientifique est clair : l'homéopathie relève de l'effet placebo. D'ailleurs, un produit sans principes actifs démontrés finit logiquement par ne plus être remboursé. Pour les curieux qui souhaitent analyser en détail l'historique, je vous invite à relire ma publication précise sur Facebook au sujet de ce déremboursement datée du 18 mai 2019.


Chronobiologie et bon sens : attention au "piège du tromblon"

Il est parfois regrettable de constater que la chronobiologie et la chronophysiologie sont oubliées. L'être humain, comme tout le vivant, est gouverné par une horloge interne logée dans l'hypothalamus, qui dicte le rythme circadien. Respecter ce rythme est essentiel.

De la même manière, accumuler des dizaines de granules différents me semble contre-productif.


Vouloir agir de cette manière est comparable à chasser le canari au tromblon : au début, on peut trouver cela logique pour maximiser ses chances. Mais, en réalité, la probabilité de l'atteindre est faible... et si par malheur on le touche, dans quel état va-t-on le retrouver ?


Boîte test homéopathique pour la recherche en homéopathie. Elle est en bois.

L'homéopathie en question : Éthique, vérité et placebos ouverts

Il est crucial de souligner qu'il existe des situations médicales où l'utilisation de placebos – même reconnues comme telles, à l'image de l'homéopathie – n'est pas justifiable et ne doit en aucun cas se substituer à la prévention ou au traitement de pathologies lourdes.

En tant que magnétiseur, j'estime qu'une éthique irréprochable est indispensable. C'est pourquoi je fais le choix de la transparence absolue avec mes consultants : je préfère partager la réalité des études scientifiques.


Le choix de l'honnêteté : l'effet placebo ouvert

Contrairement aux idées reçues, des études démontrent que l'administration d'un placebo "ouvert" ou "honnête" (où le consultant dit qu'il s'agit d'un placebo) ne réduit pas son efficacité. Les résultats thérapeutiques restent comparables à ceux obtenus sans que le patient en soit consciencieux.

Pour ma part, je préfère de loin l'information cellulaire aux approches plus agressives pour l'organisme. L'homéopathie répond à cette philosophie : délivrer une information subtile (une microdose) de manière répétée. On est ici diamétralement opposés à certaines pratiques allopathiques qui consistent à administrer une mégadose de vitamine D une fois par siècle – j'exagère à peine !


Un peu d'histoire : d'où vient l'homéopathie ?

Conçue en 1796 par le médecin allemand Samuel Hahnemann, l'homéopathie repose sur le principe de similitude : une substance qui provoque un symptôme chez un individu sain peut, à dose infime, traiter ce même symptôme chez un malade.

Dès sa naissance, cette approche a suscité les critiques de la médecine conventionnelle. Pourtant, la démarche de Hahnemann était ancrée dans l'observation. À cette époque, la médecine savait diagnostiquer, mais les traitements de l'époque étaient souvent rudimentaires ou agressifs.


Une dimension politique et culturelle

Dès ses origines, l'homéopathie a revêtu une dimension sociopolitique. Hahnemann était un esprit original, et ses partisans, souvent critiques du modèle industriel et capitaliste naissant, cherchaient des alternatives globales (sociales, médicales, politiques). Un peu comme aujourd'hui, où les personnes réceptives à ces approches sont souvent sensibles à l'écologie, aux droits des animaux ou aux modes de vie alternatifs.

En France, deux facteurs ont accéléré son implantation :

  1. L'influence des salons : Mélanie, l'épouse française de Hahnemann, était très introduite dans les milieux intellectuels parisiens. Elle l'a fait venir à Paris (une trajectoire qui n'est pas sans rappeler celle de Mesmer...). Les salons de l'époque lieu de débats sont devenus de formidables vecteurs de propagation – une passion bien française qui nous pousse encore aujourd'hui à créer des commissions pour tout et rien –.

  2. Le contexte historique : Les années 1830 baignaient dans un climat de contestation propice aux nouveautés.


L'ère industrielle et ma position éthique

Minoritaire jusqu'aux années 1920, la pratique change d'échelle avec l'industrialisation des laboratoires. Intégrés aux syndicats pharmaceutiques, les remèdes homéopathiques ont obtenu leur remboursement par les assurances sociales en 1938, avant d'entrer pleinement dans la pharmacopée en 1965.

Ces remèdes proviennent de trois règnes : minéral, végétal et animal. Si les végétaux demandent une récolte dans son milieu d'origine pour préserver ses qualités, le règne animal pose pour moi un problème éthique. Par respect pour le vivant, je refuse d'utiliser les préparations à base d'animaux entiers (comme l'abeille) ou d'organes. Je tolère, dans de très rares cas d'absolue nécessité, l'usage de dilutions issues de sécrétions (comme les venins).


Comprendre le jargon et aller plus loin

Pour y voir plus clair, voici quelques notions clés :

  • Les Souches : Ce sont les matières premières à l'origine des dilutions. Environ 1 % est d'origine chimique (comme Natrum Sulfuricum ou Arsenicum Album).

  • Les Dilutions : Obtenues par déconcentrations successives. Une lettre et un chiffre (ex : D3 pour la 3e décimale, C5 pour la 5e centésimale) indiquant le niveau de dynamisation. On parle de basse dilution en dessous de la 10e décimale.

  • Les Teintures mères : Enjeux de la macération de plantes ou de matières animales dans l'eau ou l'alcool. À ce propos, utiliser un support alcoolique pour une plante comme le Desmodium, censé régénérer le foie, me semble être un contresens total.


Les trois grandes approches thérapeutiques

On distingue généralement :

  • Le pluralisme : Associer plusieurs remèdes distincts sur une même prescription (ce que certains appellent des "placebos magiques").

  • Le complexisme : Utiliser des formules associant plusieurs substances en basses dilutions.

  • L'unicisme : Prescrire un remède seul et unique, souvent à haute dilution, en se focalisant sur le profil psychique de l'individu.


Ma vision de l'accompagnement global

Bien que je respecte la loi de similitude, je ne m'enferme pas dans un catalogue de centaines de remèdes. On dit souvent que l'homéopathie traite l'individu et non la maladie. Pour moi, il faut aller plus loin : traiter l'être dans sa globalité, mais savoir aussi rester pragmatique. L'utilisation d'un complexe peut parfois offrir une réponse rapide, cohérente et adaptée à l'évolution de la situation.

L'homéopathie s'attache au "terrain", incluant le mental et le psychisme. C'est souvent l'oubli de cette dimension globale qui conduit à réduire cette pratique à un simple effet placebo mécanique.

Prendre le temps de se connaître et de respecter sa propre nature est fondamental. Aujourd'hui, j'accompagne celles et ceux qui privilégient le bien-être physique et mental au quotidien, dans une démarche de qualité de vie et de respect universel. Cette vision de l'existence, respectueuse de l'individu et de la nature, est le cœur même de ma pratique quotidienne.



 
 
 

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